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Rhumatisme Articulaire Aigu

Une stratégie de lutte contre le rhumatisme articulaire aigu

Le rhumatisme articulaire aigu (RAA) constitue, dans le Tiers-Monde, un problème de Santé Publique préoccupant par sa fréquence, sa gravité et l'invalidité qu'il provoque chez des sujets jeunes. Dans de nombreux pays africains, il représente l'une des principales causes de mortalité non accidentelle entre 15 et 25 ans.

 
Mais ce qui fait tout l'intérêt de cette maladie, c'est qu'on peut actuellement la prévenir par des méthodes relativement simples et avec peu de moyens, comme plusieurs programmes en cours dans différents pays en ont fait la preuve.
 
I. Une prévention "à trois étages"
 
Le RAA est une affection articulaire qui survient après une angine à streptocoque du groupe A non traitée et qui se complique dans près de la moitié des cas d'atteinte cardiaque définitive (valvulopathie). Il touche des sujets jeunes (le plus souvent entre 6 et 15 ans pour l'âge de début); au delà de 40 ans, des douleurs articulaire sont très rarement un RAA. La prévention doit donc se faire sur trois fronts.
 
1. Prévention primaire: éviter la première crise du RAA
 
Le RAA est étroitement lié à deux facteurs:
  • les conditions socio-économiques (la pauvreté et surtout la promiscuité, ce qui explique que le RAA soit plus fréquent dans les quartiers défavorisés des villes, où l'entassement dans les logements est le plus grand).
  • et le mauvais traitement des angines (seuls les antibiotiques permettent d'éliminer le streptocoque dans la gorge).
En fait, la médecine dispose de peu de moyens pour transformer les conditions de vie, et c'est surtout par le traitement efficace des angines qu'elle peut intervenir. Quelles angines doit-on traiter? Environ une angine sur 1 000 donne un RAA, mais il est impossible de prédire laquelle. C'est pourquoi, on s'accorde aujourd'hui sur deux points: le prélèvement de gorge est inutile et coûteux; toutes les angines entre 5 et 25 ans doivent être traitées par les antibiotiques (mieux vaut traiter 1 000 angines que soigner un cardiaque).
 
Et le vaccin antistreptococcique ? Les recherches actuellement menées sont décevantes, car il existe trop de types différents de streptocoques, que ces types varient selon les régions et les périodes, et qu'enfin des cas de RAA ont été observés après vaccination.
 
2. Prévention secondaire: empêcher les rechutes
 
Une fois la première crise survenue, il est indispensable d'éviter les nouvelles poussées; en effet, chacune d'elle risque d'aggraver l'atteinte cardiaque. La prévention consiste à éliminer le streptocoque (qui est responsable des rechutes) en donnant une injection intramusculaire de 1,2 millions U de Benzathine. Pénicilline (Extencilline (R)) toutes les trois semaines ou tous les mois (selon la gravité de la cardiopathie). Par ce moyen simple, on évite la quasi-totalité des poussées.
 
3. Prévention tertiaire: réduire l'invalidité
 
L'atteinte cardiaque est le plus souvent un rétrécissement mitral, parfois une insuffisance mitrale ou aortique, rarement un rétrécissement aortique qui touche le sujet plus âgé. Elle est grave car elle peut entraîner une diminution de l'activité et par conséquent des échecs scolaires chez l'enfant ou le chômage chez l'adulte; de plus, la femme enceinte est menacée de complications pendant la grossesse. Il est donc important que le malade soit vu au moins une fois par an par un médecin, afin de dépister et de traiter tôt les formes graves. Le traitement à ce stade avancé comportera des digitaliques et des diurétiques; dans certains cas, seul un geste chirurgical pourra permettre l'amélioration de l'état cardiaque.
 
II. "Le traitement minute" de l'angine
 
On dispose aujourd'hui d'un traitement simple, peu coûteux et très efficace des angines. Avec une injection unique de Benzathine-Pénicilline (à effet prolongé) les résultats sont meilleurs qu'avec 10 jours de Pénicilline IM ou orale. Il s'agit là d'une telle révolution dans la prévention primaire du RAA que ce traitement commence à se répandre non seulement dans le Tiers-Monde, mais aussi dans les pays les plus industrialisés, et notamment aux États-Unis. La posologie est la suivante:
 
Au-dessous de 5 ans et au-dessus de 25 ans, il semble que le risque soit réellement minime de débuter un RAA.
 
Afin de soulager plus rapidement l'enfant, on peut de plus ajouter:
 
- Pénicilline G IM (dans l'autre fesse): 1 million U.
 
- Aspirine pendant trois jours: 5 à 10 cg/ kg/jour en quatre prises (sans dépasser 1,5 g).
 
Enfin, en cas d'allergie vraie à la pénicilline, on doit donner de l'Erythromycine:
 
- 50 mg/kg/jour en deux prises (sans dépasser 2 g) pendant 10 jours (on rappelle que les Tétracyclines sont souvent inactives sur le streptocoque).
 
En pratique, comment faire pour généraliser ce traitement ?
 
1. Tout d'abord, l'information doit être diffusée: une affiche comportant les modalités du traitement (fig. 1) peut être placée dans chaque dispensaire ou centre de soins; il est bien sûr important que le responsable des soins soit convaincu des avantages de ce " traitement minute".
 
2. Ensuite, l'intendance doit suivre: pour appliquer ce schéma, il faut l'antibiotique; ce qui ne devrait pas être trop difficile puisqu'il n'y a qu'une injection (au lieu de 10 de Pénicilline G).
 
3. Enfin, dans la mesure où les deux conditions précédentes sont réalisées, il faut ajouter l'éducation sanitaire (dans les écoles en particulier), car beaucoup d'angines sont négligées et pourtant à risque; on peut faire cette éducation à l'aide d'un slogan facile à retenir, expliquant que "tout mal de gorge doit être soigné au dispensaire ".

III. Le dépistage et la surveillance
 
La prévention secondaire et tertiaire peut s'envisager de la façon suivante:
 
1. Reconnaître les malades atteints de RAA
 
Lorsqu'on dispose de médecins scolaires, le dépistage se fait dans les classes, par la recherche d'antécédents de poussées articulaires, de gêne fonctionnelle (essoufflement) et d'un souffle cardiaque à l'auscultation. En pratique, il semble important de souligner les points suivants:
  • Les douleurs articulaires sont fréquentes chez l'enfant et l'adolescent; pour ne pas traiter par excès, il faut considérer uniquement les arthralgies du sujet jeune avec gonflement et/ou impossibilité de mobiliser l'articulation, s'accompagnant d'une vitesse de sédimentation élevée (à plus de 50 à la première heure).
  • De même, la plupart des souffles cardiaques de l'enfant sont anorganiques (et donc sans gravité); lorsqu'on le peut, il est donc souhaitable d'avoir l'avis d'un spécialiste.
Les cas ainsi dépistés vont s'ajouter aux cas déjà connus et entrer dans le cadre de la surveillance.
 
2. Constituer un fichier
 
Dans chaque dispensaire ou centre de soins primaires, il est important de réaliser un fichier, pour connaître et suivre la totalité des malades atteints de RAA. Ce fichier est tenu par l'infirmier ou l'auxiliaire responsable. Il y a une fiche par malade; à chaque fois que celui-ci se présente au dispensaire pour son injection de Benzathine-Pénicilline (tous les mois environ), on note la date. A la fin de chaque mois, il suffit de très peu de temps pour vérifier que tous les malades se sont bien présentés; pour les défaillants, le responsable les convoque directement, ou par un voisin ou par l'instituteur.
 
Un modèle de fiche est présenté [On peut noter qu'un tel modèle: dépistage systématique/fichier de suivi/surveillance peut s'appliquer à d'autres affections chroniques (tuberculose, diabète, HTA)].

En fait, cette fiche peut même être encore simplifiée et ne comporter que: nom, adresse, diagnostic et les dates des injections. L'essentiel est qu'elle soit tenue par l'infirmier ou l'auxiliaire de santé, de manière régulière. Le contrôle du suivi du fichier peut être fait par un responsable itinérant une fois tous les trois ou six mois.


3. Surveillance annuelle
 
Chaque malade doit être vu une fois par an par le médecin, lorsque c'est possible. Ceci afin de découvrir et de traiter toute aggravation, sans attendre que les dégâts soient trop importants.
 
4. Les mesures à prendre au niveau national ou régional
 
Une région ou un pays qui veut mettre en place un programme de prévention du RAA doit prévoir, outre les mesures déjà exposées pour le niveau local, plusieurs éléments:
  • Pour le traitement des angines: l'approvisionnement régulier en Benzathine-Pénicilline dans les dispensaires (au même titre que le vaccin, par exemple); une campagne d'information sur le " traitement-minute " de l'angine, auprès des médecins et infirmiers de dispensaires ; une éducation sanitaire dans les écoles ou à la radio.
  • Pour la prévention des rechutes: faciliter la constitution des fichiers de dispensaires; fournir un carnet de surveillance aux malades qui le présenteront à chaque consultation; mettre sur pied une consultation mensuelle dans chaque région pour voir les malades et vérifier le bon fonctionnement du programme.
Il est important de savoir qu'il est moins coûteux pour un budget de santé de prévenir le RAA que de le traiter, d'autant que les jeunes atteints de cardiopathie rhumatismale constituent ensuite un manque à gagner pour leur famille et pour le pays.
 
En conclusion
 
Le RAA devient un problème plus important dans les pays d'Afrique avec l'urbanisation croissante, mais on dispose à l'heure actuelle de moyens simples pour le combattre:
  • généraliser le traitement-minute de l'angine,
  • dépister les cardiopathies dans les écoles,
  • établir un fichier de suivi dans chaque dispensaire,
  • examiner les malades une fois par an.
Ainsi, on peut espérer diminuer le nombre et surtout la gravité des cas de rhumatisme articulaire aigu.

Prise en Charge de la Douleur Chez L'Enfant

Les prérequis

L'enfant dès sa naissance possède les capacités neurophysiologiques pour acheminer les influx douloureux de la périphérie au système nerveux central.

Chez le tout petit, stress et douleur sont intriqués en permanence ; la palette des réactions physiologiques et comportementales est limitée et bien souvent superposable ; en pratique il va être difficile de les dissocier, le terme de détresse peut alors être employé.

Plus l'enfant est petit, moins les capacités cognitives permettant de réduire l'impact de la douleur sont développées ; l'envahissement massif par la douleur en sera d'autant plus facile.

Les frontières entre douleur aiguë et chronique sont moins différenciées chez l'enfant.

I. La reconnaissance de la douleur

La difficulté à examiner de manière satisfaisante les jeunes enfants est fréquente, il faut donc, par un travail d'approche progressif, réussir à apprivoiser l'enfant.

L'examen clinique commencera par l'observation des comportements spontanés, des réactions d'évitement... dans les bras de la mère puis lors du déshabillage et enfin sur la table d'examen. Les données de l'interrogatoire s'attacheront à préciser la qualité du sommeil, les capacités relationnelles.

Les difficultés concernent surtout les enfants de moins de 1 an : la " poussée dentaire ", " la colique du nourrisson " recouvrent en réalité toute une série d'entités cliniques fort différentes dont le dénominateur commun reste la rupture du bien-être de l'enfant. Seul un examen clinique minutieux et rigoureux permettra de mieux analyser cette sémiologie.

Les pièges

  • Les erreurs par défaut

Ne pas nier la réalité de la douleur

Face à un enfant qui arrête de pleurer, de se plaindre quand il est distrait par la TV, par un jeu vidéo, par une visite. Ces tableaux peuvent tout à fait traduire une douleur fluctuante ou le fait que l'intensité de la douleur reste encore compatible avec des interactions avec le milieu extérieur.

Face à un enfant qui répond " non " à la question " est-ce que tu as mal ? " : cette formulation doit être définitivement abandonnée chez le jeune enfant car elle est peu ou pas informative ; des questions à réponse binaire sont beaucoup plus utiles " Je pense que tu as mal là... ".

Certains enfants confondent évaluation de la douleur et évaluation de leur courage, d'autres enfants vont refuser d'admettre la douleur pour faire plaisir au médecin ou pour éviter la piqûre qui devrait les soulager.

Lorsque des facteurs psychologiques semblent déclencher la douleur, il ne faut pas confondre la cause et les effets. Les crises migraineuses peuvent parfaitement apparaître à la suite d'une tension psychique, d'une " contrariété " ; la plupart des douleurs récurrentes apparaissent souvent en équilibre instable ; on connaît bien l'intrication et l'importance du niveau d'anxiété et du seuil de perception douloureuse.

Il s'agit d'une réglette à deux faces. La face qui est présentée à l'enfant est sans graduation. Il est simplement indiqué à chaque extrémité, d'un côté l'absence de douleur " pas mal du tout " (qui correspond à 0) ; de l'autre côté la douleur insupportable ou maximale " très très mal " (qui correspond à 100). Cette échelle EVA est destinée aux enfants à partir de 6 ans.

- L'enfant présente un tableau d'atonie psychomotrice

L'atonie psychomotrice rassemble trois types de comportement. Le tableau d'atonie psychomotrice intègre des signes qui vont à l'encontre des repères intuitifs (cris, pleurs, agitation, protestation ... ) utilisés habituellement pour reconnaître le douleur ; l'absence de prise en compte de cette sémiologie peut conduire à des erreurs majeures. Ces enfants les plus douloureux apparaissent immobiles, tristes, ne communiquant plus, muets, ne réagissant plus aux stimulations extérieures (douloureuses ou pas) ; ces tableaux d'atonie psychomotrice ont été longtemps confondus avec une dépression le manque d'expressivité, le désintérêt pour le monde extérieur, la lenteur et la rareté des mouvements.

- L'enfant présente une douleur neuropathique

Des paroxysmes douloureux (fulgurances) associés à des troubles de la sensibilité superficielle doivent faire évoquer une atteinte nerveuse :
. traumatique, étirement, compression désafférentation au niveau de la cicatrice après chirurgie,
. toxique : chimiothérapie,
. participation du système autonome : algodystrophie,
. infectieux : sida.

  • Les erreurs par excès

Un traitement antalgique sera inadapté ou insuffisant pour les cas suivants:

L'enfant 'présente un tableau de somatisation lié à un conflit psychologique, à des difficultés relationnelles.

L'utilisation systématique ou trop fréquente par l'enfant du symptôme douleur dans ses relations avec les
parents (manipulation).

L'enfant représente sa douleur en coloriant sur un schéma préimprimé grâce à des crayons de couleur dont il choisit la correspondance selon l'intensité. Le dessin est destiné aux enfants à partir de 6 ans.


Attention: l'appréciation des bénéfices secondaires liés à la douleur (éviction scolaire, sollicitude des parents ... ) reste complexe car toute pathologie récurrente douloureuse peut s'accompagner (à des degrés divers) de ce type de phénomène. Il ne faudra surtout pas conclure hâtivement à l'absence de douleur devant de tels tableaux. Certaines pathologies en témoignent bien : le repos, le sommeil constituent le traitement efficace de la crise migraineuse...

Il. Le traitement de la douleur

Le traitement de la douleur doit être entrepris rapidement car le traitement étiologique va mettre plusieurs heures avant de soulager l'enfant.

Un enfant correctement soulagé ne doit pas faire interrompre précocement le traitement, car son état est dû à une bonne couverture antalgique.

Un certain nombre de douleurs ne sont pas soulagées par les antalgiques périphériques, elles seront contrôlées par des médicaments contenant des morphiniques faibles (palier 2).

La prescription devra donc prévoir un médicament plus puissant en cas d'inefficacité des médicaments de " première ligne ".

En première intention utilisation du palier 1 :

Paracétamol ou AINS.

Si inefficacité du palier 1, passer au palier 2

Association paracétamol codéine ou dextropropoxyphène (prescription hors AMM pour l'enfant de moins de 10 ans ou 15 ans).

Utilisation de la codéine chez l'enfant

La voie orale est la seule disponible en France en association avec le paracétamol. L'AMM est à 15 ans pour toutes ces associations.

La codéine à visée antalgique est largement prescrite dans la plupart des pays européens et anglo-saxons (dès l'âge de 4 mois en Suisse et 3 ans aux Etats-Unis) comme en témoignent les nombreuses spécialités pédiatriques.

Avec les conditionnements dont nous disposons en France, ce produit peut être donné à des enfants de 10 kg à 15 kg à la posologie de 1 mg/kg de codéine toutes les 4 à 6 heures. L'intervalle entre les prises et la posologie sera ajusté sur l'apparition d'éventuels effets indésirables (nausées, vomissements, somnolence, constipation ... ) et sur l'efficacité antalgique.

Lors d'une prescription hors AMM, le médecin devra anticiper les , problèmes,> en avertissant les parents des raisons de ce type de prescription et en informant le pharmacien par une ordonnance avec la phrase " Je dis... ".

Ill. Comment évaluer l'efficacité antalgique ?

Si après deux prises d'antalgique périphérique (palier 1), soit 8 heures, l'enfant présente l'un ou plusieurs des signes suivants (ces signes sont bien sûr à intégrer avec le reste de l'examen clinique concernant la nature et l'évolutivité de la pathologie causale) il faudra alors passer au palier supérieur.

Les principaux signes évoquant un traitement antalgique insuffisant

Pour les petits qui n'ont pas accès au langage :

- l'enfant continue de geindre,

- l'enfant ne peut s'endormir,

- l'enfant ne peut se calmer,
- la gêne fonctionnelle persiste : l'enfant ne peut toujours pas avaler (si la douleur est de localisation oropharyngée),

- l'enfant reste triste,

- l'enfant présente une succion désordonnée, désespérée,

- l'enfant ne peut se blottir dans les bras maternels,

- l'enfant a perdu la souplesse et la spontanéité de sa motilité,

- l'enfant est prostré,

- l'enfant présente un tonus asymétrique, des contractures localisées, évite les zones douloureuses,

- l'enfant refuse le contact, reste opposant,

- l'enfant a perdu ses capacités d'interaction relationnelle (absence de sourire, regard absent),

- l'enfant reste inconsolable.

Pour les enfants plus grands (à partir de 6-7 ans)

L'évaluation est effectuée par l'enfant lui-même en lui demandant de noter l'intensité de la douleur entre 0 et 10 ; cette méthode reste le moyen le plus efficace et le plus fiable pour contrôler l'efficacité thérapeutique antalgique.

L'observation permet aussi de repérer :

- l'enfant qui garde une gêne fonctionnelle, dont la motricité spontanée reste pauvre, non adaptée à son environnement, à sa classe d'âge,

- l'enfant qui a perdu ses capacités d'interaction.

Contrairement à l'opinion trop largement répandue, il est fréquent de rencontrer des enfants qui sous-cotent leur douleur :

- certains pour ne pas inquiéter leurs parents (pathologie chronique),

- certains pour faire plaisir aux soignants,

- certains ont mal compris la méthode d'auto-évaluation proposée, malgré la simplicité d'utilisation de la réglette EVA.



Posologie moyenne des principaux antalgiques utilisés chez l'enfant en France

[VIDEO] Examen du Nouveau Né




En une minute, votre bébé s'est adapté à la vie extra-utérine : il est tonique, serre les poings, ses bras contre la poitrine, ses genoux contre le ventre... On le lave pour le débarrasser du vernix caseosa avant de le soumettre à un examen.

- On aspire les mucosités qui l'encombrent encore, puis on examine le palais et tous les orifices.

- Une sonde est descendue jusque dans l'oesophage pour déceler toute anomalie (interruption ou rétrécissement) qui poserait des problèmes lors de sa première tétée.

- Le test d'Apgar est réalisé une minute, cinq minutes et dix minutes après la naissance. Il permet d'évaluer les fonctions vitales du bébé. Ce test prend en compte le cri, la respiration, la coloration de la peau, le tonus musculaire et les battements du coeur.

- On mesure sa taille, son poids, sa température, son pouls, son périmètre crânien et la circonférence de sa cage thoracique.

- On vérifie que son intestin évacue bien le méconium et qu'il urine normalement.

- Des gouttes de vitamines K et, à titre préventif, d'antiseptique sont instillées dans les yeux afin de prévenir toute infection microbienne.

- Le cordon ombilical est sectionné plus proprement, puis on applique une solution antiseptique et une compresse stérile pour protéger la cicatrisation.

- Un examen clinique est effectué afin de détecter une éventuelle clavicule cassée, des problèmes de hanche ou des anomalies des doigts.

- On met en place d'un bracelet qui porte le nom de la maman, le sexe de l'enfant et son prénom s'il est déjà choisi, sa date de naissance et son ordre de naissance dans la maternité depuis le début de l'année.

- Au moindre doute ou à la moindre anomalie, le pédiatre est appelé pour effectuer un examen plus approfondi.

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[GRATUIT] Les traitements antirétroviraux : Expériences et défis



La mise au point des nouveaux traitements contre le VIH/sida a profondément modifié les stratégies de lutte et transformé les représentations de l'épidémie et le rapport à la maladie. Pour certains, ils ont contribué à une amélioration de la santé, mais ils ont eu aussi des répercussions médicales, sociales et

psychologiques qui ont affecté les différentes sphères de la vie des personnes vivant avec le VIH (PVVIH). S'appuyant sur des perspectives complémentaires issues des sciences sociales (anthropologie, psychologie sociale, sociologie), cet ouvrage présente un portrait des principaux

enjeux associés à ces traitements auprès de différentes populations provenant d'horizons socioculturels divers. Chercheurs, médecins, infirmières et intervenants pourront prendre connaissance de cas précis afin de mieux

comprendre l'expérience de vie des PVVIH sous traitement et les obstacles auxquels elles sont confrontées dans leur recherche d'une meilleure qualité de vie.


A propos de l'auteur :

JOSEPH J. LÉVY est professeur au Département de sexologie de l'Université du Québec à Montréal et membre de l'équipe de

recherche Prévention MTS/sida du Fonds de recherche en santé du Québec (FRSQ).

JANINE PIERRET, sociologue, est directeur de recherche au CNRS, membre du CERMES (CNRS- INSERM-EHESS), Villejuif, France.

GERMAIN TROTTIER est professeur à l'École de service social de l'Université Laval et membre de l'équipe de recherche Prévention MTS/sida du Fonds de recherche en santé du Québec.


Sommaire :

# Les femmes et les traitements antirétroviraux : perspectives théoriques et enjeux psychosociaux
# Vivre avec les médicaments antirétroviraux et l'infection au VIH/Sida : l'univers amoureux et sexuel de femmes montréalaises d'origine africaine sous traitement
# Analyse dynamique de la mise sous multithérapie dans la cohorte française APROCO (1998-2000)
# Vie personnelle et sociale et expérience des thérapies contre le VIH/Sida
# Les thérapies contre le VIH/Sida : la mise à l'épreuve du temps
# Vivre avec les multithérapies : l'expérience ontarienne
# La prise en charge des traitements contre le VIH/Sida : l'expérience brésilienne

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Traducmed

Traducmed est un outil d'aide pour la prise en charge médicale des patients migrants. Il propose des phrases types d'une consultation médicale sous la forme de fichiers sonores pré-enregistrées.

La prise en charge médicale des étrangers, qu'ils soient en situation régulière ou irrégulière, est complexe. En effet, elle se heurte plusieurs barrières dont une des plus importantes est la barrière linguistique. Les outils existants qui ont pour but de pallier cette difficulté ont certaines limites. Il manquait un outil intermédiaire qui se situerait entre le livre de traduction et l'interprétariat.

TRADUCMED (http://www.traducmed.fr) est un site Internet créé pour permettre au personnel médical d'estimer une situation en l'absence de traducteur et d'évaluer les urgences médicale, sociale ou administrative. Ce site permet aussi d'expliquer au patient le déroulement de l'examen médical. Il propose des traductions sonores d'un interrogatoire médical en Français et des phrases d'explication de la prise en charge médicale.

Il pourrait servir pour aider les médecins consultant dans le cadre des permanences d'accès aux soins de santés (PASS), dans les centres de consultations gratuites (Médecins Du Monde, le point santé Chambéry...), dans les centres de rétention, ...

Ce site n'a pas pour vocation de remplacer un interprétariat direct mais il peut permettre, dans certaines situations, d'accélérer et d'améliorer la prise en charge médicale des patients, de se faire une idée de la situation globale de ces derniers, d'envisager les soins et de proposer chaque patient la meilleure orientation possible.


Les divers langues proposées sont l'allemand, l'anglais, l'arabe, le chinois, le croate, l'espagnol, le géorgien, l'italien, le polonais, le portugais, le roumain, la russe, la serbe, le tchèque.

Lien: http://www.traducmed.fr/

Dictionnaire Vidal 2009


Avec plus de 5000 médicaments et 4900 produits de parapharmacie pour cette 85e édition, le Dictionnaire VIDAL constitue l’ouvrage indispensable des professionnels de Santé dans le cadre de leur pratique quotidienne.

La monographie reprend l’information officielle du Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP), issue de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (Afssaps).
Consultable facilement à partir d’une classification alphabétique, la monographie structurée en rubriques apporte une information complète sur le médicament.

Le Dictionnaire VIDAL est composé de 6 sections de couleurs différentes et d’une partie contenant des informations pratiques.

Section BLANCHE Classement alphabétique des monographies des médicaments.

Section BLEUE Classement alphabétique des médicaments par principe actif (DCI, DCF ou dénominations usuelles).

Section JAUNE Classement des médicaments par famille pharmacothérapeutique.

Section VERTE Répertoire alphabétique des établissements et de leurs produits.

Section ROUGE Définition et liste des groupes génériques.

Informations Pratiques
• Adresses utiles et contacts
• Informations de l’Afssaps : informations importantes de pharmacovigilance, plan de gestion des risques, référentiel national des interactions médicamenteuses, grossesse et allaitement…


Lien de téléchargement:

http://rapidshare.com/files/200396120/Dictionnaire.VIDAL.2009.part1.rar


http://rapidshare.com/files/210418762/Dictionnaire.VIDAL.2009.part2.rar

La Collection LANGE CURRENT (CURRENT Emergency Diagnosis & Treatment)



Date de parution novembre 2003
Editeur Appleton-Lange
Catégorie Analyse décisionelle
Langue Anglais
Dimensions 19 x 23 cm
EAN13 9780838514504
ISBN 0838514502
Auteur(s) Stone, Keith, Humphries, Roger
Thème Documents


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